Syrie, voyage dans le temps... (2008)

   

Accueil        Damas et Maaloula  Palmyre  Alep  Villes mortes  Krak des chevaliers  Tartous

   
     
• La gastronomie: manakish, tabouleh, houmous, shawarma... • La casse de mon appareil photo le premier jour !
• Palmyre, joyau antique (coucher de soleil du haut du Château Arabe)  
  • Déambulations dans les souks de Damas et d'Alep    
  • Le Krak des Chevaliers, bastion étonnement préservé de la période des croisades.    

Deux semaines à toucher des pierres millénaires, un voyage dans le temps et hors du temps dans un pays où les trésors sont à chaque coin de rue...


Arrivée tranquille à l'aéroport, passage de douane " clope au bec " pour certains, tranquille disais-je, jusqu'au moment de récupérer les bagages... Une foule immense se tasse devant l'unique tapis roulant qui se doit de nous

rendre nos bagages. Pas de panneau et les rares colis qui circulent, proviennent tous d'un aéroport différent. Les interdictions de fumer sont superbement ignorées et ceux qui croient reconnaitre leur bagage jouent les équilibristes sur les tapis roulants afin de gagner quelques précieuses secondes. En deux mots: la cohue. Arrivés dans Damas, ville poussiéreuse et déglinguée de prime abord, nous prenons un hôtel, déjeunons et décidons de faire une petite sieste bien méritée. Il est 16h30, nous nous autorisons à mettre un réveil à 18h30.

Réveillés tout habillés le lendemain à 8h30. Nous sommes donc sur pieds, après 16h00 de sommeil, pour entamer la visite de la vieille ville. Nous commençons par les souks animés puis nous nous dirigeons rapidement vers la mosquée des Omeyades, merveille d'architecture islamique. Déjà, mon appareil photo marque des signes de faiblesse...

Puis s'en est fini, il prend toutes les photos en leur ajoutant des taches vertes. Je ne vous parle pas d'un vieil appareil photo usé, mais celui que j'ai acheté deux jours avant le départ, un modèle sophistiqué d'une grande marque... Nous courons jusqu'au photographe le plus proche: verdict, le boitier est HS, il faut faire jouer la garantie. J'ai pris en tout et pour tout 25 photos avec, je suis dépité. Heureusement que j'emporte toujours un petit numérique de secours mais ce dernier ne m'offre pas les possibilités que je peux avoir avec le réflexe numérique.

   

Retour donc dans la vieille ville et se vieilles rues animées, avec mon vieil appareil photo qui tente vainement de photographier cette vieille mosquée...

Bon, finalement je m'en remettrai mais je rage contre... contre personne d'ailleurs.

La vieille ville de Damas est entourée de remparts, comprend des souks à perte de rue, un quartier musulman, un quartier chrétien et un quartier juif. C est un délice de s'y perdre entre églises et mosquées, avec ci et là, une vieille voiture américaine déglinguée.

   

           

   

   

La mosquée des Omeyades est un lieu sacré de l'Islam et une multitude de fidèle en vient aux larmes, lorsque il s'agit de rentrer dans la grande salle de prière et écouter ce qu' il s y dit...

   

   

       

Retour à l'hôtel, toujours énervé par cette histoire d'appareil photo.


Départ en bus-épave jusqu'à Maaloula, petit village suspendu aux montagnes.

L'intérêt de ce village est qu'il est habité par des chrétiens et qu' il s'agit d'un des derniers lieux au monde où l'on parle encore depuis des millénaires, une branche de l'araméen, la langue de Jésus. La langue arabe n'a pas conquis cet endroit, lorsqu'elle s 'est implantée dans la région au 7ème siècle.

Le village est donc suspendu et hors du temps, doté de maisons de terre jaunes et bleues, parsemé d'églises et de monastères, reliées par des escaliers, et des passages étroits.

Belle promenade de bas en haut, croisant les fidèles nombreux et apprêtés pour assister à la messe de ce dimanche.

   

   

   

       

Nous retournons dans l'après-midi à Damas et réservons notre ticket de bus pour Palmyre demain matin.

Dans la rue, une voiture se fait siffler par un policier. Le conducteur téléphone. Le policier immobilise la voiture au milieu de la chaussée, le conducteur lui serre la main, lui met la main sur l'épaule et continue sa conversation. Le policier attend patiemment qu'il termine mais le conducteur ne semble pas être prêt à raccrocher. Les autres automobilistes s'énervent de ne pas voir bouger cette voiture au milieu de la chaussée, ils klaxonnent... Le policier leur montre que le contrevenant est au téléphone... Voici une des chroniques de la rue à Damas...

 
 

Accueil

Page suivante

Photos et textes © Pierre Letienne