Sri Lanka, 1000 km, seul et à vélo (2015)

Accueil    Negombo-Kurunegala   Dambulla, Sigiriya   Kandy  Nuwara Eliya   Ella   Tissamaharama   Katagarama, Kirinda   Tangalle   Mirissa 

   
   

Galle, Hikkaduwa    Maharagama-Negombo


 

Mirissa-Hikkaduwa via Galle    Jour: 66 km (52 +14)    Total: 800 km

Départ pour Galle. La route est un enchantement : pêcheurs, cocotiers, sable blanc…

   

   

   

Galle . Je passe à 9h00 l’imposante porte qui permet de passer au-delà des épais remparts édifiées par les hollandais au  17ème siècle. J’attache mon vélo en face d’un restaurant et laisse au restaurateur mes sacoches. Je pars donc à pied, sous une chaleur difficilement supportable.

Remparts, ruelles, églises, plages. L’image renvoyée n’est pas celle du Sri Lanka. La promenade est cependant agréable.

   

   

   

   

   

   

   

Je discute une demi-heure avec quelques chauffeurs de tuktuks qui ont travaillé au Qatar, au Koweït, aux Emirats Arabes Unis … Le vendeur de tickets de loto vient troubler nos bavardages. L’un des chauffeurs en achète dix et me confie la responsabilité de les choisir à sa place. Il prend mon numéro de téléphone et m’assure qu’en cas de gain important, il me fait visiter le Sri Lanka gratuitement pendant un mois avec ma famille.

   

Apple pie salvateur à l’ombre d’une terrasse.

J’avais prévu de loger à Galle. A 12h00, j’ai fait le tour, je remonte donc sur ma selle sous un soleil de plomb. Le vent me pousse, il n’y a donc aucune ventilation.

   

J’atteins Hikkaduwa, je suis rincé, abattu par la chaleur. Trois hôtels complets. Je trouve pour 2000rs une jolie petite chambre dans un jardin ombragé. 2h30 assis sur une chaise à récupérer. Mon organisme a été violenté.

Hikkaduwa est le repère des surfeurs, des mecs cools et chevelus marchant pieds nus. C’est ici aussi que tous les russes semblent s’être donnés rendez-vous. Les plages sont belles, sans plus. Elles sont surtout envahies par les restaurants et les bars. Je suis ravi d’apprendre que ce soir, comme tous les soirs, aura lieu une immense soirée beuverie sur la plage. L'israélien qui me donne le tuyau ne s'est visiblement pas remis de celle d'hier. A moins qu'il n'ait déjà commencé celle d'aujourd'hui...

Je me demande ce que je fais là, je dois être le seul à ne pas m’adonner aux joies de l’horizontalité balnéaire. A vrai dire, mon bronzage de cycliste dénoterait…

Je rencontre Malid  alors que je cherche le lac situé au sud de la ville. Le garçon de 14 ans me guide à vélo le long de la voie ferrée jusqu’à une petite crique. Des gamins immergés, en bonnet de bain, s’appliquent à reproduire les gestes élémentaires de natation. C’est là que Trisham, maître nageur, donne bénévolement des cours , ce qui ne l’empêche pas de les abandonner pendant 20 minutes pour me décrire avec précision ce qui borde et ceux qui peuplent le lac.

   

   

Quelques courses et je vais dîner alors qu’il n’est pas 18h00. Avantage de loger dans un haut lieu du tourisme : dévorer une pizza, idée qui me chatouillait depuis quelques jours déjà.

   

Si le vent ne change pas de sens, je l’aurai dans le dos jusqu’à Negombo.

Mon objectif demain est de contourner Colombo. La circulation dans la capitale est infernale. Je vais donc me déporter vers l’est sans m’approcher du centre ville. Je repère sur internet une chambre qui se trouve à peu près sur mon itinéraire prévisionnel. Je préfère la réserver tant les possibilités de logement sont rares dans les parages.

 

Page précédente

Accueil

Page suivante

Photos et textes © Pierre Letienne