Sri Lanka, 1000 km, seul et à vélo (2015)

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Tissamaharama – Tangalle    Jour : 80 km (72 + 8)    Total : 653 km

Le vent est favorable. A partir de Hambantota, j’ai même le droit à une route à doubles voies désertes. Je file.

Retour sur des route plus étroites. J’aimerais prendre un itinéraire qui borde la mer. Après plusieurs recherches et témoignages, il n’existe malheureusement pas. Je longe donc la côte sans jamais la voir.

   

Encore une attaque de chien.

J’arrive à Tangalle et retrouve avec plaisir une petite chambre sordide avec un lit sans drap. La moustiquaire est criblée de trous, le ventilateur ronfle , craque et couine, les deux lézards qui occupaient la chambre avant moi ne semblent pas décider à quitter les lieux… Cette piaule est néanmoins bien placée, au rez-de-chaussée, juste en face de la plage, ce qui signifie qu’en cas de tsunami, je n’ai aucune chance.

   

   

Je déjeune face à l’océan, change de l’argent et retourne à l’hôtel. Déjà, le ciel se voile...

   

   

C’est le moment idéal choisi par les nuages menaçants pour déverser leurs millions de litres d’eau. Je suis au sec et attends que le déluge cesse.

A peine une heure de pluie et je repars à vélo explorer les environs.

Je rencontre Tony, pêcheur qui a perdu toute sa famille lors du tsunami de 2004. Il propose de m’emmener en mer avec son équipe. Départ le lendemain à 2h00 du matin. Je décline. Il m’invite alors sur son bateau pour m’expliquer son travail, me présenter à ses coéquipiers et me faire visiter son embarcation. Les thons et les espadons qu’il pêche sont envoyés au Japon. Achetés 10 euros le kilo, ils y sont revendus une fortune.

   

   

   

   

   

Je récupère mon vélo gardé par deux de ses amis et reprends ma promenade

   

Je croise par hasard les français rencontrés aux bouddhas de Buduruwagala et deux allemands avec qui j’avais discuté à Tissa. Les retrouvailles sont amicales, ils m’ont aperçu sur la route.

Je dois être le seul à ne pas me baigner ici. Je préfère me perdre et photographier.

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne