Sri Lanka, 1000 km, seul et à vélo (2015)

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Sigiriya – Kandy    Jour : 92 km    Total : 276 km

Mal dormi, départ tardif.

Je reprends la route inverse sur 9 km direction Kandy, direction plein sud.

La route est paisible, la lumière matinale est douce, quelques fumées d’encens viennent troubler l’horizon. L’heure est à la rentrée des classes. Des dizaines d’écoliers, vêtus de blanc, se pressent gaiement aux portails des écoles. Quelques kilomètres plus loin, c’est déjà l’heure de la prière collective ou des chants divers dans la cour.

Je me sens un peu fatigué. Par expérience, je sais que le troisième jour est toujours plus difficile. Mes jambes sont raides, le corps est las, ma pédale gauche craque… Je m’arrête à maintes reprises pour vérifier, resserrer mais rien n’y fait…

Petite pause face à un réparateur de tuktuks qui ne manque pas de traverser la route pour m’apporter une chaise.

   

   

   

Après une soixantaine de kilomètres parcourus dans la poussière jusqu’à Matale, je m’accorde une nouvelle pause. L’épicerie ne compte que deux bouteilles de soda que j’avale en deux gorgées. Encore une fois, la chaise ne se fait pas attendre. Le vendeur de l’échoppe voisine a lui aussi travaillé de nombreuses années à Dubaï. Échanges.

La circulation s’intensifie franchement. Les bus dominent le trafic. Ils ne cessent de klaxonner, ne freinent jamais lorsqu’ils sont lancés mais se déportent tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Ils freinent seulement lorsqu’ils ralentissent (sans même s’arrêter) pour prendre ou déposer des passagers. Par deux fois, les bus se rabattent et m’envoient dans le bas-côté.

Plus j’approche de Kandy, plus la circulation est dense. Une bonne côte de 2,5 kilomètres me donne une bonne suée. Les faubourgs de la cité sont indescriptibles, les codes n’existent plus, les véhicules vont et viennent dans toutes les directions, indifféremment sur la voie de gauche ou de droite.

   

Je déniche une petite chambre à moins de 10 euros. Honnêtement, elle n’en vaut pas le tiers. Chambre en sous-sol, sans fenêtre, à la propreté douteuse. Elle fera l’affaire…

Une plâtrée de pâtes et je me perds dans les ruelles de Kandy parsemées de plusieurs temples.

   

   

   

   

L’attraction de la cité, outre le paisible lac, est le Temple de la Dent , lieu vénéré par les bouddhistes car il renferme une relique d’une dent de bouddha. Il s’avère être une imposture touristique car on ne peut voir la dent qui, par ailleurs,  n’est qu’une copie. Hormis ce détail, les fidèles vêtus de blanc se pressent au milieu des fleurs, la foule est belle…

   

   

   

   

   

Promenade le long du lac, quelques courses.

   

   

J’hésitais à prendre une journée de repos à Kandy mais déjà, l’appel de la route me démange. Je partirai demain pour Nuwara Eliya.

Je retrouve à l’hôtel deux français rencontrés hier et deux allemands voyageant à vélo. Ces derniers projettent également de parcourir la même route  et s’interrogent autant que moi sur les reliefs qui nous attendent.

En effet, depuis mon arrivée au Sri Lanka, à chaque fois que j’annonce que je vais rejoindre Nuwara Eliya (1886 m d’altitude)  à vélo, les sri lankais me disent que je suis fou, qu’il s’agit d’une zone de montagne et que personne ne la parcourt à vélo. 75 km dont 50 d’ascension sont au programme…

Bref, s’il faut que je monte dans un camion, je le ferai.

Je règle mon réveil à 5h30.

 

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Photos et textes © Pierre Letienne