Sri Lanka, 1000 km, seul et à vélo (2015)

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Kurunegala–Sigiriya    Jour : 82 km    Total : 184 km

7h15, la circulation est dense. Tuktuks, voitures, bus, vélos, piétons, motos, bus, voitures, chiens, vaches… La loi du plus fort est en vigueur, je ne pèse pas lourd. J’ai le choix entre les chiens du bas-côté et les bus pressés. Passage à niveau, barrière baissée. Le bazar est indescriptible. Je remonte à mes risques et périls la file de véhicules.

La route est en travaux sur de nombreuses portions. Elle se transforme alors en piste. Les camions-citernes arrosent sans modération le revêtement pour limiter la dispersion des poussières. Je suis donc couvert de boue. Il est étonnant de constater que les équipes de chantier sont constituées d’hommes et de femmes.

L’itinéraire est plus vert et plus vallonné qu’hier.

Première attaque de chien. Il surgit à mon passage tous crocs sortis et me poursuit en hurlant pendant une centaine de mètres.

Je n’ai pas prévu de m’arrêter avant Dambulla où se trouvent des grottes dans lesquelles sont sculptés de grands bouddhas (157 statues). Arrivé à l'étape, après 60 km, je retrouve cette chaleur pesante qui apparaît lorsque je ne pédale plus.

   

Je confie la surveillance de mon vélo à un agent de sécurité, il m’en coûtera 100 roupies (70 cts).

Je me dirige alors vers l’immense bouddha couvert d’or et entreprends l’ascension des 200 marches qui mènent aux grottes. Lieu de pèlerinage, intime et calfeutré, sombre et frais, assailli par des vagues intermittentes de touristes et de singes…

   

   

   

   

   

   

   

Je retrouve avec soulagement mon vélo et constate avec inquiétude que le jeu de direction est complètement desserré. Les vibrations dues à l’état des routes en sont certainement responsables.

Atelier de réparation de cycles, quelques tours de clé allen et je repars de plus belle.

   

Une petite route me mène aux environs de Sigiriya . On m’indique une voie qui devient rapidement une piste inondée. Je ne croise plus personne, pas même un tuktuk. En fait, je crois que je suis perdu.

Intersection. A droite ou à gauche ? A droite. Quatre chiens à mes trousses, un sprint, ils ne lâchent pas prise. 100, 200, 300 mètres, je me retourne et pousse un hurlement à leur encontre, un hurlement puissant digne du plus agressif des chiens. Interloqués, ils coupent net leur effort, ce que je fais, essoufflé, quelques dizaines de mètres plus loin.

Je retrouve la direction de la ville que je convoite. Première chambre que l’on me propose, un matelas à même le sol, dans une chambre sans mur délimitée par des rideaux crasseux. Trois hôtels complets et enfin, une belle chambre dans une petit guesthouse calme et ombragée.

Je déjeune et me lance à l’assaut du rocher (370 m) qui abrite en son sommet des vestiges archéologiques d’une forteresse du 5ème siècle.

Je ne suis pas seul. Le promontoire est en effet un site majeur (classé à l’Unesco) du tourisme au Sri Lanka. En plus des visiteurs, singes et varans m’accompagnent. La chaleur est écrasante et la montée emprunte passerelles et escaliers vertigineux.

   

   

   

   

   

   

   

Je retourne à l’hôtel, vérifie les serrages du vélo, nettoie la boue et huile la chaîne.

La bière est servie ce soir dans une théière, il est en effet interdit ici (proximité des temples ?) d’en consommer. J’avais déjà vécu cette expérience amusante à Dharamsala en Inde.

Je trouve un pc pour sauvegarder mes photos et retrouve les quatre filles rencontrées dans l’avion pour dîner.

 

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Photos et textes © Pierre Letienne