Pays de Galles: A vélo, de Brecon au Snowdonia (2016)

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Jour: 87 km    Total: 193 km

Il a plu une partie de la nuit. Nous démontons au sec. Le vent est important. S’il ne change pas de direction, nous l’aurons dans le dos toute la journée.

Petit déjeuner rapide dans une station service. Un gallois me met la main sur l’épaule : « vous êtes des gars malchanceux ». Effectivement, le temps prévu n’est pas engageant…

La longue côte observée la veille fait son petit effet. La route longe la mer et le regard porte loin sur les vallons verdoyants.

   

   

Les routes galloises sont des montagnes russes. Longues côtes et descentes rapides se succèdent.

La pluie revient. Nous nous abritons dégoulinant sous un abri-bus.

Aberystwyth, en plus d’avoir un nom imprononçable, est une magnifique ville côtière qui gagnerait à être découverte sous un soleil radieux. Ce n’est pas notre cas mais une brève accalmie nous permet de faire le tour de la cité et de monter au château.

Des échoppes vendent des articles de plage et des canards gonflables. Au milieu de cette tempête, quel surréalisme…

Les pâte dégustées au « Sophy’s » nous redonnent des forces. Nos vêtement sont presque secs, il faut cependant retrouver la route.

   

   

   

   

La côte affichant 12% nous fait regretter le plat de pâtes.

Le paysage s’évase, les pentes se font moins raides, le vent nous pousse avec douceur. Comble du bonheur, nous sommes désormais secs (à l’exception des pieds). Enfin !

Nous prévoyons une petite halte à Machynletth. Plus que 10 km, 6, km, 2 km. Une tempête s’abat, des trombes. Nous sommes trempés jusqu’aux os 2 km avant de pouvoir se mettre à l’abri.

Le pub qui nous accueille semble ne pas vouloir nous laisser partir. Un café, quelques pâtisseries, des rires et de la chaleur.

Il nous reste 30 km dont une dizaine de kilomètres d’ascension. Une heure passe, il faut se décider à repartir sous une pluie battante. Les regards interloqués ou compatissants des passants ne nous aident pas beaucoup...

Avancer, pédaler, les yeux rivés sur le compteur. Les kilomètres se grignotent à la force des mollets lorsque la route s’élève, ils défilent dans les descentes. De l’eau. Les champs sont inondés, les gerbes nous aspergent. Encore 15 km, les dents serrées. La descente est dangereuse tant il pleut. Fort heureusement, les automobilistes sont prudents et patients sur ces routes où doubler n’est pas facile.

3 km avant Dolgellau, un camping est indiqué sur la droite. Problème, il est éloigné du centre et sous cette pluie, pas question de reprendre les vélos pour dîner.

On nous indique un camping plus proche. Nous y parvenons après 87 km, trempés jusqu’aux os. Nous montons la tente. La douche providentielle est chaude. 30 minutes à se réchauffer. Mes pieds sont flétris, j’ai l’impression qu’ils se décomposent.

Tous les gallois rencontrés sur la route nous ont assuré du beau temps pour demain. Sympathie ou pitié ?

La ville de Dolgellau est une jolie petite cité construite en pierre. La visite se fait sous la pluie et sans appareil photo. Les lasagnes sont avalées en deux minutes puis nous retournons au camping mettre nos affaires au sèche linge. Le poprio compatit, il nous prend nos chaussures pour les faire sécher à part. Coucher vers 23h00.

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne