Ouzbékistan, route vers la Soie... (2009)

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Réveil matinal. Au programme: 800 kilomètres en taxi (fonctionnant au gaz, bouteille dans le coffre) sur routes défoncées pour aller voir la Mer d'Aral  ou plutôt la - non Mer d Aral -. En effet , notre destination, Moinaq, était un port de pêche actif il y a 30 ans. Aujourd hui, il faut faire 100 km au départ de Moinaq pour toucher l'eau.

Donc 400 km (aller) dans la République de Karakalpakie, une terre du bout du monde où les gens sont rares et le vent glacial.

   

   

Moinaq est au bout de la route, au bout du monde et pourtant au centre de l'Asie.

Un panneau annonçant une cité portuaire à l'entrée de la ville, quelques baraques, un musée sinistre et glacial et la route s'arrête sur un panorama.

La vue s'étend très loin sur le sable, il y a 30 ans les bateaux mouillaient à nos pieds, aujourd'hui, ils y rouillent.

Des dizaines de policiers ouzbèques se désaltèrent à la vodka, à moins qu'ils ne se réchauffent.

L'ambiance est extraordinaire et morose à la fois, le port déchu, il y fait triste...

   

   

   

   

Ce sont les canaux visant à l'irrigation du coton qui sont responsables de cette catastrophe économique et écologique. Il y pleut 5 fois moins depuis que l'eau a disparu. Au Kazakhstan, des digues ont été construites et les efforts semblent porter leurs fruits. Ce n'est pas encore le cas en Ouzbékistan.

En regardant ces bateaux rouiller, on ne rêve que d'une chose, voir l'eau revenir.

Au bout de la route, à 1600 kilomètres à l'ouest de Tachkent, un village est mort. Pas un restaurant, pas un café, la mer s'est retirée et a tout emporté avec elle.

Retour sur Khiva après 800 kilomètres de route.

   

   


Journée tranquille.

Promenade sur les remparts et visite du mausolée Pahlavon Mahmud.

Nous dînons avec Joëlle et Klaus, venus de Savoie en fourgon et qui poursuivent vers la Mongolie (http://enrouteverslamongolie.over-blog.com)


Azim, toujours lui, nous ramène à Boukhara en taxi à travers ce désert longeant la frontière Turkmène.

Nous retrouvons avec plaisir Boukhara et nous partons en quête d une synagogue dans le quartier juif. Après quelques zigzags dans les ruelles tortueuses de la vieille ville et bien aidés par les habitants, nous la trouvons. Le gardien nous ouvre et nous fait visiter, rien d'exceptionnel cependant.

 

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Photos et textes © Pierre Letienne