Mali - Burkina Faso, le grand livre de l'Afrique...

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Après 1h30 seulement de bus à travers les grandes forêts peuplées de babouins, une longue sieste dans l'après-midi... En effet, la nuit fut courte et mauvaise.
Nous sommes à Banfora, une grand village ou plutôt une petite ville au beau milieu des champs de canne à sucre, une des plus belles régions du Burkina Faso, l'Afrique verte et luxuriante.

Nous prenons un taxi, Koné, à qui nous donnons rendez-vous pour le lendemain, afin qu'il nous véhicule sur les lieux de nos excursions.


Réveil et départ matinal (7h00). Koné est venu nous chercher, il doit nous déposer au lac de Tengrela où nous devrions pouvoir observer les hippopotames.

La voiture se démarre sans clé puis arrêt à la "station service"...

La Renault 9 de Koné tient le coup, elle craque et grince sur la piste de terre rouge, dans un décor luxuriant, composé de bananiers, papayers et goyaviers.

   

Nous parvenons aux abords du lac, il est 07h30.

Nous prenons une pirogue, le piroguier nous emmène vers une masse brunâtre, filant entre les nénuphars.
Nous passons à coté de plusieurs  hippopotames, visiblement peu dérangés ni même surpris par notre visite.
Il est impressionnant de penser que ce énorme animal est chez lui et que si on l'asticote, d'un coup de tête il nous met à l'eau.

   

Il ne se passera rien de tout cela, nous profitons du calme matinal pour observer ces gros herbivores, dans une pirogue qui peu à peu, prend l'eau...

Etape suivante, la cascade de Karguifela. Nous voulions y aller en mobylette mais les pluies diluviennes des précédents jours nous ont dissuadé.
Nous y parvenons après une dizaine de kilomètres de piste, à travers les rizières.

Encore une fois, la Renault 9 tient le coup...
La cascade est plus belle d'en haut que du bas, mais pour y accéder, il faut braver la boue. En effet, la saison des pluies rend plus difficile son accès.
Du haut, c'est toute la campagne environnante que l'on contemple.

    

Retour à l'hôtel puis nous louons une mobylette afin d'être plus autonome dans cette bourgade.


Pluie battante et orages ponctuent cette journée. Nous voici trempés jusqu'aux os sur notre mobylette dont le moteur fume tant et plus...

Une coupure d'électricité a touché Banfora entre 9h00 et 15h00.
Nous retournons demain à Bobo Dioulasso, d'où nous prendrons le bus le 7 aout direction: le Mali.


N'importe où, n'importe quand, tout le monde rencontre un ami, un frère, un cousin ou quelqu'un qu'il connaît.

Ces rencontres donnent lieu à des salutations. Nous même, lorsque l'on traverse une ville ou un village, on nous apostrophe: " le blanc", "le toubab"... Nous les avons certainement croisé quelques jours ou quelques heures auparavant.

Dans les campagnes en particulier, ces salutations peuvent durer près de 15 minutes.

"Bonjour"

"Bonjour"

"Ca va ?"

"Ca va "

"Sinon, ca va bien ?"

"Ca va bien"

"Et la famille ?"

"Ca va "

"Et les enfants ?"

"Ca va "

"Et les parents ?"

"Ca va "

"Et les amis ?"

"Ca va "

"Et la santé ?"

"Ca va "

"Et les affaires ?"

"Ca va "

Parfois, les salutations se poursuivent alors que l'un et l'autre sont déjà à 15 mètres et se réengagent 20 mètres plus loin...

Sinon, nous sommes à Bobo-Dioulasso pour deux jours.


Nous sommes toujours à Bobo-Dioulasso, d'où nous partirons demain pour le Mali ( 10 heures de bus annoncées ).

Réveil matinal et visite du musée de la musique de Bobo. Le musée, en plus de présenter divers instruments de musique traditionnelle, met en lumière leur rôle primordial tant dans la vie sociale que spirituelle.

Puis lecture paresseuse au soleil en regardant la ville s'activer.

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne