Mali - Burkina Faso, le grand livre de l'Afrique... (2007)

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Cette nuit, il a fait très chaud...

L'objectif du jour est de rejoindre Mopti, à 331 kilomètres de Ségou. Nous arrivons à 8h15 à la gare routière. On nous annonce que le bus va partir vers 11h00. Nous achetons les billets, cette fois ci, on nous explique quelques minutes plus tard, que le bus est plein. Qu'il va falloir prendre un minibus (aucune place pour les jambes, rempli à craquer... ) On négocie, finalement nous partons avec le minibus vers 12h00 accompagnés de quatre autres français.

Les arrêts sont incessants. A un moment, le chauffeur nous laisse sur le bord de la route pendant une demie heure et part faire de l'essence et le contrôle technique, le tout, avec nos bagages...

La lenteur excessive du trajet nous permet de prendre conscience d'une des réalités du pays, l'extrême précarité des conditions de vie, et ce quelque soit le village, tout au long de la route.

Nous arrivons vers 20h00 à l'hôtel, soit 12h00 après avoir quitté le précédent ! 331 kilomètres parcourus seulement !


Nous profitons de cette journée pour visiter Mopti, ville carrefour entre Bamako, le Pays Dogon et Tombouctou, ce qui en fait le port le plus dynamique du fleuve Niger.

Nous nous promenons paisiblement, au rythme de l'Afrique, entre boubous et pirogues, entre carcasses roulantes et poisson séché. Les enfants et le linge sont lavés dans le fleuve, les voitures et les chèvres également.

   

Nous passons devant la mosquée de Mopti, construite entièrement en Banco ( terre séchée ).

Nous rencontrons ensuite Mamadou, une jeune garçon de d'une douzaine d'année: "Toubab ! Tu veux venir chez moi ?"

" oui, nous te suivons !"

Rencontre avec une famille de Mopti chez qui hospitalité et gentillesse en sont pas des vains mots. Nous repartons pour visiter le vieux Mopti, quelques ruelles délabrées et sales, suivis et empoignés par une multitude de gamins. Nous achetons deux paquets de cacahuètes et nous retournons chez Mamadou, pour leur offrir et passer un moment ensemble. Nous échangeons les adresses, visiblement, ils n'ont jamais reçu de courrier, Mamadou s'assure du numéro sur la porte...


 

Je pars seul à la recherche d'un cyber café. Le taxi tombe en panne. Dans la seconde quelqu'un arrive avec une bouteille d'essence, le tout versé dans un bidon logé dans le moteur, un petit souffle dans un tuyau et l'épave repart. Mission avortée, pas un ordinateur disponible en ville...


Entreprise aventureuse aujourd'hui, rejoindre Djenné à quelques 131 kilomètres de Mopti, par la route, en aller et retour dans la journée...

Nous arrivons vers 8h00 à la gare routière. Et c'est là qu'intervient la troisième anecdote en matière de transport ( 3/3 !). Un couple de français attend depuis 7h00 du matin le départ du minibus. A 9h00, personne ne bouge. Il manque une personne pour faire partir le véhicule, le chauffeur nous propose d'acheter la dernière place, ce que nous faisons et partons immédiatement... jusqu' à la première pause quatre minutes après le départ.

Arrivés à 10 kilomètres de Djenné, nous devons prendre un bac pour passer sur un affluent du Niger, le Bani. Seulement, les lattes permettant au véhicule d'embarquer sont trop courtes et nous devons nous déchausser pour passer l'eau aux genoux. J'ai juste le temps de sauter sur le pare-choc arrière du bus, agripper l'échelle pour ne pas mouiller mes pieds.

Arrivés à Djenné, après plus de 3 heures de route, je demande au chauffeur à quelle heure il repart (les risques de rester coincés à Djenné pour la nuit sont grands...) . Le chauffeur:" A quelle heure voulez vous partir ?" Nous aimerions partir vers 15h00, il impose avec gentillesse aux autres passagers l'heure de notre départ...

Djenné est parait-il la plus belle ville du Mali. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, elle possède la plus grande mosquée de style Soudanais (Banco) au monde. Ses ruelles sont labyrinthiques et parsemées de Madrasa ( écoles coraniques ).

   

   

Nous rencontrons plusieurs enfants qui désirent uniquement parler français avec nous, ils nous emmènent sur les toits de la ville pour y admirer son étendue. Dans les faits Djenné est plutôt poussiéreuse et sale parfois, mais la vie semble ne pas avoir changer depuis cinq siècles.

Partie de billes improvisée et défaite de ma part, sous les regard rieurs des gamins.

Retour à Mopti, fatigués par 6 heure de route pour parcourir 260 kilomètres.

Rencontre avec quatre français le soir au diner.


Nous retrouvons les français rencontrés la veille au diner alors qu'il a plu toute la nuit. Ils vont au même endroit que nous, et ont loué avec leur guide un transport privé ( 504 break 9 place ou taxi-brousse ).

On s'arrange avec tout le monde, et ils nous emmènent à Bandiagara, nous évitant ainsi des heures d'attente à la station de bus et des interminables arrêts.

Nous y arrivons en trois heures au lieu d'une car les torrents de pluie qui se sont abattus sur la régions ont brisé les ponts et emporté plusieurs habitations. Quelques centaines d'habitants sont déplacés.

Bandiagara est une bourgade sans grand intérêt si ce n'est qu'elle se trouve au pied du Pays Dogon. Nous partir demain pour trois jours de trekking avec un guide rencontré à Mopti, à la découverte de ces villages accessibles uniquement à pied, à flanc de falaise et dont la culture et et le mode de vie se perpétue depuis des siècles.

Achat de noix de cola (sorte de noix) pour offrir au chef de chaque village et derniers préparatifs, je me déplace dans le bourg en moto (moto stop). Amadou me propose même de me prêter sa mobylette...

D'autres nouvelles dès que possible ! ( Nous serons certainement au Burkina Faso )

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne