Malaisie, ville, hills et iles... (2008)

   

 

 

 

 

 

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Départ de Tanah Rata vers 10h30, direction Kuala Besut où nous prendrons un bateau pour les Perenthian Islands.

Après un changement de minibus, nous arrivons vers 16h00 au port de Kuala Besut, juste le temps de réserver notre bus pour le jeudi 28 qui doit nous ramener à Kuala Lumpur, à 9 heures de route environ. a petite embarcation nous attend. C'est à toute vitesse que nous parcourons les vingt kilomètres qui séparent les Iles du continent.

Ce bout de terre en mer de Chine est composé de deux iles: Besar la plus grande et Kecil sa petite sœur. C'est cette dernière que nous avons choisi, les logements y sont en effets meilleur marché.

Nous arrivons comme dans un rêve au ponton de Coral Bay où nous trouvons sans problème une cahute sur pilotis pour 6 euros la nuit (rudimentaire je vous l'accorde: électricité de 19h00 à 7h00 et bien d'autres encore...)

Kecil est une petite ile de quelques kilomètres de long sans électricité permanente, sans voiture, sans asphalte, sans téléphone. Toutefois, cocotiers, eaux cristallines, plages sauvages et jungle humide sont au programme. On y circule à pied sur les sentiers à travers la jungle et en bateau-taxi pour aller de plage en plage ou pour emmener les enfants à l'école.

   

   

    


Nous traversons l'ile dans sa largeur pour rejoindre Long Beach. Cette plage est très exposée au vent, nous rebroussons chemin puis marchons vers le sud, armés de nos tubas, bien décidés à trouver une plage sauvage où poser nos palmes. A la découverte des habitants de la jungle, à quatre voire huit pattes...


 

   

   

Une bonne heure de marche et nous trouvons une belle plage dans une petite crique. Nous la choisissons comme lieu pour y passer l'après-midi

Après avoir plongé et observé les coraux, après avoir brûlé également, nous reprenons le chemin du retour et arrivons juste avant que l'orage n'éclate.

   

Fin de soirée face à la mer à ne pas se soucier du temps, demain nous rentrons à Kuala Lumpur...


7h30, nous attendons sur le ponton.
8h00, pas de bateau: il ne doit pas être en retard, notre bus part à 9h00.
8h30, pas de bateau, le bus est loupé...
8h45, pas de bateau, ils sont annulés pour la journée, la mer est trop agitée, nous subissons les dernières pluies de la mousson...

Programme de la journée:
- espérer que demain la mer soit calmée,
- envisager toutes les solutions aux cas les plus divers ( notre avion décolle de Kuala Lumpur ( 9 heures de route) à 21h00 le 29),
- occuper cette longue journée de mauvais temps...




Nous avons donc envisagé toutes les possibilités.
Il est 7h30, nous sommes à nouveau sur le ponton, la mer semble plus calme, sans plus...
Nous devons être avant 19h00 à l'aéroport de Kuala Lumpur.
8h00, pas de bateau.
8h30 pas de bateau, le bus est à nouveau raté.
9h00 pas de bateau.
Nous sentons que nous ne pourrons pas prendre l'avion ce soir, les solutions de repli s'organisent dans nos têtes.
9h15, trois petites embarcations arrivent, l'espoir renait faiblement mais il renait... Ce sont les trois seules qui quitteront l'ile. Le mauvais temps est prévu jusqu'à lundi...
La mer est très agitée, des creux énormes, des masses d'eau qui dépassent de loin nos navires, des passagers accrochés aux montants et aux gilets de sauvetage et personne ne dit mot...
Parfois une vague finit dans le bateau, le marin est concentré, l'œil précis... Nous également nous sommes concentrés mais l'œil est davantage inquiet.
10h00, arrivée triomphale de notre coquille de noix, accompagnée des applaudissements des passagers. Le marin également s'applaudit... Comment l'interpréter ?
10h15, nous cherchons un taxi pour l'aéroport de Kulala lumpur. Il arrive dans 5 minutes. Ça va être très juste...
10h17, j'apprends qu'il y a un aéroport à un peu plus d'une heure de route d'ici, il y a des vols quotidiens pour Kuala Lumpur.
Je demande à plusieurs personnes si elles connaissent le numéro de téléphone de l'aéroport, je demande à une agence de voyage mais les réponses sont négatives. J'ai bien un numéro dans mon guide mais l'unique cabine ne fonctionne pas de toute façon...
10h20, le taxi arrive, on lui explique notre destination et la contrainte de temps. Il ne nous promet rien mais part sur les chapeaux de roue, esquive les embouteillages en passant sur les trottoirs...
Il nous demande pourquoi nous n'allons pas en avion à Kuala Lumpur. Nous lui expliquons qu'il nous a été impossible de joindre l'aéroport et que si nous y allons, et il n'y pas de vol, notre avion du soir sera raté.
11h00, il appelle un de ses amis.
11h01, j'appelle l'aéroport, il y a un vol à 16h50. Ca devrait passer. Changement de direction sur le chapeaux de roue, puis sous des trombes d'eau, le chauffeur prend la direction de l'aéroport de Kotah Baru.
Entre 11h02 et 11h10 j'essaie d'épeler mon nom en anglais (Pierre Emmanuel Letienne) alors que le chauffeur de taxi roule à toute vitesse, toutes vitres ouvertes, tête à l'extérieur car ses essuie-glaces ne fonctionnent pas.
11h15, l'ami rappelle: Il lui dit qu'il reste six places sur le vol de Air Asia de 15h00 mais il faut arriver le plus tôt possible...
12h00, arrivée à l'aéroport, le taxi nous jette devant, il nous dit que pour le moment on n'a pas le temps, on le paiera plus tard. J'arrive au comptoir, il reste des places. Le chauffeur me rapporte mon téléphone portable oublié dans le taxi.
15h20 décollage
16h15 Arrivée à Kuala Lumpur
Nous prenons un taxi (on prend le premier venu, il s'agit d'une limousine qui nous coûte deux fois le prix d'un banal taxi !) pour rejoindre l'aéroport international.
17h30, nous sommes devant le comptoir Etihad, nos bagages pour Abu Dhabi sont enregistrées.

Nous pouvons enfin souffler...
... Jusqu'à ce que mes coups de soleil terribles se réveillent associés aux piqures de moustiques et d'araignées. C'est encore la course pour m'acheter des crèmes apaisantes...
Je passerai les sept pires heures de ma vie en avion, coincé dans mon siège avec des douleurs me traversant tout le dos.

21 heures après avoir quitté Kecil, nous reprenons notre voiture à l'aéroport d'Abu Dhabi, comme d'habitude, épuisés !

 
   

 

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Photos et textes © Pierre Letienne