Islande, l'île aux mille extrêmes... (2004)

 

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Beaucoup de vent ( pour changer ) aujourd’hui, nous décidons de ne pas faire de ski.  Nous partons vers Gulfoss, une énorme chute d’eau qui s’engouffre dans des gorges encaissées , nous y voyons pour la première fois depuis une semaine des touristes…

L’étape suivante est Geysir, une petite bourgade qui est devenue un haut lieu touristique pour ses fameux geysers ( le nom provient de ce village ).

Rien de très impressionnant, c’est surtout par curiosité que nous observons ces colonnes d’eau bouillantes s’élever vers le ciel.

Nous terminons notre visite touristique par Tingvellir , accessoirement lieu du premier parlement au monde, mais surtout une énorme faille qui entaille l’immensité ( celle qui sépare le continent américain et le continent européen ), un lac immense sur fond de montagnes enneigées et des perspectives infinies…

   

Le lieu dégage une sérénité et une quiétude qui terminent à merveille ce périple. Nous rentrons à Reykjavik et quittons avec regret Jökull.

Marc insiste pour aller à Blue Lagoon, une piscine naturelle en plein air. Réticent et fatigué, je me laisse avoir par cet attrape-touriste, Bruno loue une voiture ( qui nous servira demain ) et nous prenons la route.

L’endroit est finalement magique. Nous sommes au milieu de champs de lave et de volcans, l’eau est d’un bleu presque artificiel et atteint 45 °c par endroits. Les fumerolles donnent un aspect surnaturel à l’instant.

Après cette semaine un peu folle, le bain nous remet sur pieds. Nous finissons à Reykjavik à boire des bières et à s’échanger nos adresses.


Hélène, Marc, Clarissa et Joël nous quittent, je reste avec Bruno.

Nous prévoyons de faire le tour de la péninsule de Reykjanes. Nous nous dirigeons vers Harfnarjördur, un petit port de pèche dominé au loin par les cimes enneigées. Nous gagnons par la piste, le lac de Keflavatan. Le bleu vif de ses eaux contraste avec le ton ocre des montagnes qui le bordent.

Nous allons observer des fumerolles qui le jouxtent. L’odeur du souffre ( d’œuf pourri ) est infecte mais l’endroit vaut le détour. La route se poursuit et nous passons devant une petite, minuscule église battue par les vents au milieu de nulle part … Je tourne la grosse clé et la porte s’ouvre en grinçant.

   

L’intérieur est logiquement minuscule mais d’une profonde intimité.

Nous continuons vers l’Ouest, passons Grindavik avant d’arriver au phare de Reykjanesviti, le plus ancien phare d’Islande ( 1878 ). Le vent est violent, les éléments déchaînés et la piste chaotique. Nous remontons vers le nord, passons Hafnir puis Reykjavik. Encore de nouveaux horizons, un isolement finalement habituel et des paysages à couper le souffle. Nous devons rendre la voiture et je dois trouver où me loger. Finalement je négocie avec le patron de la guesthouse de Bruno, je passe de 4900 kr à 2000 kr…

Nous allons dîner au restaurant avec Bruno, je dis au revoir à Reykjavik pour préparer le au revoir à l’Islande du lendemain.


Retour à contre-cœur à Paris…

 

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Photos et textes © Pierre Letienne