Iran (2), l'hospitalité à l'ombre des mosquées... (2008)

 

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Réveil à 4h00 avec la satisfaction d'avoir tout de même un peu dormi.

Le bus arrivé à 6h00 à Ispahan , nous sautons dans un taxi pour qu'il nous emmène à l'hôtel dans lequel j'avais séjourné en 2004. Il semble complet, nous nous rabattons sur une autre.

La chambre sera prête dans la matinée, nous filons sur la place de l'Imam, lieu que j'avais tant apprécié en 2004. Il reste pour moi un des lieux les plus beaux et harmonieux qu'il m'ait été donné de voir dans ma courte vie.

Cette fois encore, la magie opère, bien que la place soit déserte à cette heure ci. Un homme nous aborde dans un français courant, il nous dit que c'est jour férié (mort du 6ème Imam) en Iran et que la plupart des commerces resteront fermés. Excusez la profusion de photos, mais ce lieu, je le répète, est pour moi, en tous points admirable.

   

Retour à l'hôtel où la chambre est prête. La réceptionniste ne cache pas l'hostilité à son pays. "Quelle chance vous avez d'être français..."

Promenade merveilleuse sur les rives du fleuve Zayendeh (plutôt à sec en comparaison à l'été 2004). Ses ponts datant pour la plupart du 17ème siècle, arborent des arches qui sont autant de niches pour abriter les amoureux...

   

   

Nous prenons un taxi pour la mosquée Jameh. celle-ci est fermée. Nous reprenons la direction de la place de l'Imam, dans des ruelles où les murs semblent vouloir s'écrouler. Nous passons devant un mausolée dans lequel il nous est possible de rentrer.

Retour sur la place de l'Imam où les familles sont venues passé cette fin d'après-midi. L'ambiance est détendue, le lieu animé.

On nous aborde encore en français... Ce n'est que "Zizou le nomade", un iranien que chaque voyageur français a certainement rencontré en Iran, je l'avais déjà rencontré en 2004.

   

   

 

Nous n'avons pas le courage de diner, nous nous couchons à 19h00...


Départ tardif pour les "minarets vacillants". Une petite mosquée propose au visiteur de faire vaciller ses minarets. Un homme monte dans l'un d'entre eux et se projette violement contre les parois. Effectivement, le minaret de brique tangue de gauche à droite.

Cependant, le plus instructif pour nous fut le trajet pour rejoindre ces minarets. En effet, ils sont situés à 6 km d'Ispahan, nous y sommes allés en bus de ville.

Une entrée pour les hommes, une pour les femmes. Les femmes sont en fond de bus, les hommes à l'avant et d'aucune sorte, ils se côtoient. Je suis donc à l'avant avec le chauffeur qui m'improvise un siège à coté de lui. J'essaie de repérer Anne Gaëlle dans le bus bondé pour lui indiquer l'arrêt. Dans les bus, la séparation entre les hommes et les femmes est concrète...

Retour à la mosquée Jameh qui est encore fermée. Nous filons donc à nouveau (encore !) sur la place de l'Imam ou nous visitons la mosquée de l'Imam et la mosquée Sheikh Lotfollah (17 ème siècle). Aussi incroyable à l'intérieur qu'à l'extérieur, les mosquées sont admirables. Quelle finesse et quel raffinement.

   

   

Mosquée Sheikh Lotfollah

   

Nous rencontrons Nuria, une collègue avec qui nous avons rendez-vous à Yazd. Ultime essai, nous prenons un taxi pour la mosquée Jameh. Elle est ouverte...

   

De la mosquée, nous traversons les bazars d'Ispahan, immense allée voutée bordée par de multiples échoppes. Il y règne une ambiance paisible malgré l'animation du lieu.

   

Ces bazars débouchent comme dans un rêve sur la place de l'Imam. Dernières photos et détour par le palais Chehel Sotun.

Un des employés de l'hôtel monte avec nous dans l'ascenseur et sort de son pull un manuel d'anglais. Il nous demande des conseils pour s'améliorer. Le manuel est illégal en Iran, les images représentant des femmes non voilées sont absolument interdites dans le pays.

 
   

 

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Photos et textes © Pierre Letienne