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La pression barométrique, le relief et le conditions météorologiques influencent les conditions de vie en haute altitude.


- La pression baisse, l'oxygène se raréfie.  L'organisme doit s'acclimater pour pallier à ce manque d'oxygène. Si l'alpiniste ne respecte pas certaines étapes, le risque d'œdème est bien réel.

- La température baisse de 6,5 degrés tous les 1 000 mètres. Le vent tend à refroidir de manière significative cette température extérieure. Ainsi il faut prendre en compte les risques d'hypothermie et de gelures.

- Les rayonnements solaires plus intenses en altitude peuvent provoquer de graves brûlures, d'où la nécessité de se protéger les yeux (indice 4) mais également la peau.

- La pression partielle de vapeur d'eau diminue avec l'altitude, l'air est plus sec, d'où la nécessité de prévenir la déshydratation.

- L'effet de convection et les grands écarts thermiques peuvent générer de violents orages.


 

Vers 6200 m sur les pentes du
Chopicalqui ( Pérou )

 

Pour pallier à ces agressions, il convient de s'informer, de s'équiper et d'adopter des conduites prudentes et réfléchies.  Notre organisme s'acclimate avec le temps et la vie est possible au dessous de 4500 mètres d'altitude . Lorsque le corps est soumis à une baisse de pression atmosphérique, le souffle est plus court et le rythme cardiaque augmente considérablement. L'organisme produit alors plus de globules rouges (pour favoriser le transport d'oxygène). On parle alors d'acclimatation. Celle ci est plus ou moins longue et dépend de chaque individu. Quoiqu'il en soit, elle doit s'effectuer par paliers en veillant à ne pas effectuer de trop grandes dénivelées trop rapidement. Cette acclimatation dépend également de l'altitude. Plus celle-ci est élevée, plus l'acclimatation est rendue difficile.

Si ces étapes ne sont pas respectées, si l'alpiniste fait preuve d'imprudence ou de méconnaissance, les conséquences peuvent être mortelles. Une semaine suffit généralement pour être acclimaté à des altitudes proches de 4000 mètres.


Le Mal Aigu des Montagnes

C'est quoi le MAM ?
Ces effets sont variables d'un individu à un autre mais augmentent de façon significative avec l'altitude (15 %à 2 000 mètres d'altitude de 60 % à 4000 m.)
Le MAM n'est ressenti que quelques heures après l'exposition à l'altitude. Ainsi, il convient parfois de ne pas rester trop longtemps au sommet de certains hauts sommets sous peine de voir apparaître ses symptômes:  maux de tête,  nausées, vomissements,  fatigue excessive,  insomnies.
Tous les individus exposés brutalement à la haute altitude (par la route par exemple) connaissent ces symptômes. L'acclimatation amenuise ces symptômes et la redescente les fait disparaître.

      
  - L'œdème pulmonaire.  A une altitude élevée (4000m - 5000m), un œdème Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA) peut survenir brutalement au cours des deux premières nuits.

Symptômes :  quintes de toux, glaires, essoufflement, fièvre. 

Complications : Cyanose précédent le coma .

Traitement : Le Diamox (diurétique, 1/2 comprimé matin et soir en buvant beaucoup) peut améliorer l'état de l'individu. Cependant,  il faut redescendre au plus vite.

        - L'œdème cérébral.   A une altitude plus élevée (5 000 - 6000 m), Il peut y avoir œdème Cérébral de Haute Altitude (OCHA).

Symptômes : modifications de l'humeur, du comportement, violents maux de tête, puis troubles de la vue, vomissements en jets.

Complications: Coma.

Traitement : Redescendre, se faire redescendre au plus vite.
 


- Comment prévenir le mal aigu des montagnes ?

Pour tout individu, prendre le temps de s'acclimater, respecter des paliers au delà de 3500 m ( 500 mètres de dénivelée par jour, dormir plus bas que le point culminant de la journée ), boire beaucoup et rester en alerte quant au moindre symptôme significatif et inquiétant.

 

 

( photo: © Pierre Letienne )

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