Tour des Balkans: Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie... (2014)

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Les stations-service se suivent et se ressemblent. Il y en a tous les 500 mètres.

J’avais entendu parler de la conduite plutôt aléatoire des albanais. Il est vrai qu’aux intersections (également dans les lignes droites), la priorité est donnée dans tous les cas et de facto à celui qui tourne. Si un conducteur souhaite bifurquer, il bifurque et le trafic s’adapte. Cependant, avant de pénétrer sur l’autoroute, je trouvais ces recommandations exagérées. Mais ça, c’était avant…

Voici la définition du mot Autoroute que l’on pourrait trouver dans le dictionnaire albanais :

Chaussée à deux voies, le plus souvent limitée à 90 km/h, dans laquelle se trouvent des nids de poules dans le meilleur des cas, d’autruche dans le pire des cas. Cette même chaussée est partagée par tous les types de véhicules présents en Albanie. La circulation peut-être entravée par : les piétons qui traversent sans cesse, les véhicules à contre-sens sur la bande d’arrêt d’urgence (rebaptisée bande de contre-sens), les véhicules dont les conducteurs trouvent qu’il est dangereux de rouler à contre-sens sur la BAU et décident de faire demi-tour par le biais du terre-plein central (qui parfois nécessite plusieurs manœuvres), les conducteurs qui prennent la précaution de s’arrêter pour téléphoner mais qui le font sur la BAU et obligent par la même occasion ceux qui arrivent en contre-sens de se décaler sur la voie de l’autoroute pour doubler celui qui obstrue la BAU… Vous suivez ? A vrai dire, il serait en somme, plus prudent de téléphoner en roulant ou de rouler tous dans le même sens.

Nous arrivons à Dürres, grande station balnéaire albanaise.

Plage bondée mais cette eau grisâtre sur fond de grues et de cargos ne me donnent pas envie d’y mettre un doigt de pied.

   

   

   

   

Il y a toujours quelque chose à voir sur le bord des routes en Albanie. Ici, c’est un homme qui marche avec une chèvre qu’il porte la tête en bas. Quelques kilomètres auparavant, dans les rues de Dürres, un homme tenait un ours en laisse.

L’autoroute se poursuit et j’aspire plutôt à une petite route tranquille. Mon souhait est exaucé, en partie seulement. Petite route, c’est bon. Il s’agit de celle qui doit nous mener à Berat. Tranquille, non. La route est en travaux. Cependant, la réfection de la chaussée s’étend sur 30 km. Visiblement, une équipe est à pied d’œuvre sur une distance de 50 mètres. Ma question : pourquoi avoir détruit 30 km de bitume si un seul tronçon de 50 mètres est recouvert par une seule équipe ? N’aurait-il valu pas mieux détruire 50 m de route et effectuer son revêtement puis les 50 suivants… Il y a peut-être des données que je n’ai pas mais en conséquence, c’est 30 km de piste défoncée parcourus à 20 km/h qui nous attendent. Le lendemain, nous devrons également emprunter le même itinéraire…

   

   

   

   

   

Nous arrivons à Berat en fin d’après-midi où nous prenons possession d’un petite étendue d’herbe cachée sous les oliviers pour passer la nuit. Le terrain appartient à un restaurant et le propriétaire, pour quelques euros,  permet de s'y installer.

   

Les petits dorment, je me dégourdis les jambes en explorant la citadelle dominant la ville de Berat. Encore un mariage. Le dimanche en Albanie, c’est le jour de mariage…

   

       

   

    

    

    

    

    


Jour: 228 km    Total: 4251 km

Promenade dans Berat, « la ville aux 1000 fenêtres ». La cité est composées de maisons accrochées à deux flancs de montagne. Les ruelles escarpées et pavées créent un véritable labyrinthe, un réseau permettant d’accéder aux habitations. La ville est vivante, elle est habitée…

    

   

        

        

    

   

        

   

   

   

Nous reprenons la route du chantier puis prenons la direction de l’est.

Encore plus qu’au Monténégro, des stèles mortuaires jalonnent les routes en hommage à ceux qui y ont perdu la vie. Il s’agit généralement de jeunes victimes…

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne