Tour des Balkans: Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie... (2014)

Accueil      Jusqu'en Bosnie: France, Suisse, Allemagne, Autriche, Slovénie, Croatie   Bosnie: Bihac, Jajce, Travnik   Sarajevo   Mostar et Trebinje   Monténégro: Kotor   Cetinje, Ostrog, Durmitor et Canyon de Tara   Albanie: Shköder et Kruja   Dürres et Berat   Macédoine: Ohrid et Mavrovo   Serbie: Vranjska Banja et Novi Pazar   Canyon de l'Uvac, Zlatibor, Parc de Tara, Barajevo   Belgrade et Novi Sad   Hongrie, Autriche: Podersdorf am See   Slovaquie: Bratislava   Retour: Autriche: Melk et Allemagne: Regensburg

   
         
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Jour: 163 km    Total : 3035 km

La route qui mène au lac de Boracko (Boracko Jezero) est très étroite, sinueuse et surplombe le vide.

Cependant la vision du plan d’eau cristalline confirme le choix du détour. Baignade et pique-nique dans un décor idyllique.

   

   

   

Les paysages sont superbes et nous transportent dans l’univers bucolique de « La vie est un miracle » d’Emir Kusturica.

   

   

Nous arrivons sous une chaleur de plomb à Mostar où le parking hors de prix nous servira d’abri pour la nuit.

J’aurais payé cher pour une bière bien fraîche. Finalement, l'épicerie du coin me l'offre pour moins d’un euro (le frigo est HS).

Mostar, avant d’être une destination touristique et surefaite, est une cité est l’histoire riche et tourmentée. Mostar était et reste une ville coupée en deux. Mostar est à dominante catholique et Mostar ouest musulmane.  Pendant le conflit (1992-1995), le pont ottoman, symbole de la ville, est dynamité le 9 novembre 1993 par les forces croates afin d’empêcher les musulmans bosniaques de prendre le contrôle de la cité.

Le pont, classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco a été reconstruit à l’identique avec certaines pierres d’origine en 2004.

Les touristes affluent de la côte croate peu lointaine et l’on y paie en euros. Hormis cette constatation, la ville est superbe et le pont, majestueux, concentre, à juste titre, toutes les attentions. Les vestiges des conflits sont encore visible en arrière-plan d’un centre-ville complètement rénové. 

   

   

   

   

   

   

    

   

    

    

   


Jour: 214 km   Total: 3249 km

Il fait déjà plus de 30°c dans le camion, il n’est que 8h00 du matin. La direction est celle de la Croatie, dans le but de rejoindre au plus vite le Monténégro. 7 km d’embouteillage à la frontière. Après 30 minutes d’attente, nous n’avons pas avancé d’un mètre. J’avais repéré une autre route sur la carte mais elle nous imposera un large contournement. Peu importe, il fait plus de 40°c dans le fourgon, il nous faut rouler au risque de griller sur place.

La route pour rejoindre Trebinje est superbe. Elle traverse des paysages de garrigue sous une chaleur accablante et le vacarme incessant des cigales.

   

   

   

Trebinje est la ville la plus méridionale de Bosnie. Il y flotte un parfum particulier. Passée la suffocation sur le parking, nous nous retrouvons sur le marché couvrant une place ombragée et couverte de cafés. Les garçons suscitent curiosité et amusement. Un marchand leur offre de abricots et nous faisons les provisions en fruits el légumes. Les tomates sont énormes et laides mais quel goût !

La vieille ville n’a rien d’exceptionnel mais encore une fois, elle dégage une douceur et une tranquillité appréciable.

Nous nous installons et commandons des bureks. Le patron nous en sert une quantité astronomique pour une somme dérisoire.

Jeiko, bosniaque ayant vécu en France nous interpelle et entame la discussion. Il s’interroge sur notre présence ici. « Comment et pourquoi vous retrouvez-vous là ? ». Visiblement, les touristes ne sont pas légion à Trebinje, il faut dire qu’excepté à Mostar et dans une moindre mesure à Sarajevo, nous n’en avons pas rencontré en Bosnie.

   

   

   

   

       

    

   

       

Nous quittons la ville en appréhendant la frontière croate. D’autant plus qu’il nous faut entrer en Croatie, en ressortir puis entrer à nouveau en Bosnie pour quelques kilomètres, en sortir, revenir en Croatie qu’il faudra quitter pour pénétrer au Monténégro.

En sortant de Trebinje, un panneau à gauche annonce Herzeg Novi, porte d’entrée du Monténégro. La route est neuve, elle n’est pas inscrite sur ma carte. Le passage de frontière se fait en trois minutes.

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne