Argentine, sur les routes du nord-ouest (2011)

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La route qui doit nous mener aujourd'hui à Tafi Del Valle, emprunte un col à 3050 m, le col "du Petit Enfer" (Enfernillo).

   

80 km avant le col, nous faisons une pause aux ruines de Quilmes, une cité fondée au 11ème siècle par les indiens Quilmes. Ces derniers ne résistèrent pas aux espagnols qui les déportèrent en 1667.

L'endroit est niché à flanc de montagne, parsemé d'énormes cactus (Cardon) de plusieurs mètres de haut et jouit d une vue panoramique sur l'immense vallée que nous suivrons les jours à venir.

 

   

     

   

   

La route s'élève donc jusqu' à ce fameux col du Petit Enfer.

   

La vue est périphérique et spectaculaire. 3050 m, la route devient piste et plonge jusqu' à Tafi Del Valle, bourgade d'altitude à 2200 m. Tafi Del Vallee est entourée de montagne et obtient la faveur des argentins en été, lorsqu' il fait trop chaud dans la plaine. La cité est cependant éteinte pendant cet hiver austral et nous peinons à trouver un restaurant qui ouvre ses portes avant 20h30.


Départ de Tafi pour poursuivre plein sud sur la fameuse Route 40 (Ruta 40). La Route 40, c est un peu la route 66 des américains. Elle traverse le pays du nord au sud en passant par les montagnes, à savoir de la frontière bolivienne jusqu' à Ushuaia sur 5224 km.

Nous repassons donc le col franchi la veille et nos roues foulent à nouveau la route 40, direction plein sud.

   

Appelée route Nationale, la 40 est en fait par moments une simple piste. Ainsi, notre itinéraire, aujourd'hui, emprunte 40 km de sable et de rocaille, jusqu' au village de Hualfin ou des vues spectaculaires sur les glaciers des Andes s'offrent à nous.

   

   

   

Souvent, la route est une large bande de bitume, rectiligne pendant plusieurs dizaines de kilomètres, nous pouvons ainsi rouler à vive allure, (cheveux au vent) au beau milieu de ces montagnes isolées et désertiques.

Nous arrivons à Belen, village de bord de route. L'église semble obliger tous les passants, quelque soit leur moyen de locomotion, à se signer devant elle...

   

   


La route, aujourd'hui, est encore magnifique. Les étendues que nous traversons semblent sans limite.

   

   

   

Nous arrivons cependant à Chilecito, ville western bordée de cactus et de neiges éternelles. A 14h00, personne dans les rues. C'est l'heure de la sieste. Les commerces n'ouvrent qu' à 18h30...

   

En 1904, une société allemande y a installé un téléphérique afin d'extraire les minerais des montagnes environnantes. Les installations sont restées, un petit musée retrace l'épopée de ces mineurs.

650 pylônes, 40 km de distance et 3500 m de dénivelée, l'ouvrage est impressionnant. Nous nous en rendons compte malgré la visite guidée du musée en langue espagnole alors que nous ne le parlons pas.

 Il est possible d'accéder à la première station du téléphérique. L'escalier branlant et les planches vermoulues ne m'inspirent pas confiance. L'endroit semble pourtant être un terrain de jeu pour les gamins du coin.

   

L'autre curiosité de Chilecito est ce Christ de plusieurs mètres de haut qui domine la ville. Au pied, un petit parc ou Gaspard fait moult connaissances entre deux coups de toboggan.

   

Citons enfin l'incroyable musée San Francisco où se côtoient sur les mêmes présentoirs: des flamands roses empaillés, des armes anciennes, une chaine hifi Sony des années 80 ou des auto radios... La visite de plus d une heure nous est faite par une mamie qui semble faire abstraction du fait que l'on ne parle pas espagnol ( en tous cas, notre espagnol ne nous permet pas de suivre la visite guidée d'un tel musée !). Une heure de commentaires à un débit torrentiel, nous avons eu du mal à contenir nos éclats de rire.

Petit tour de manège pour Gaspard, manège fabriqué maison avec de la récup.


Nous quittons Chilecito et gagnons rapidement La Rioja, capitale de la province, à environ 200 km. Nous passons devant le panneau "USHUAIA 4000 km".

 

Petite pause à l'un des sanctuaires de la Diffunta Correa, femme qui aurait suivi son mari soldat dans le désert jusqu' à la mort (d'épuisement et de soif). Des sanctuaires lui sont dédiés, où les pèlerins déposent des centaines de bouteilles d'eau. Les routiers également semblent être attachés à ces lieux spirituels.

   

Cet après midi, repos, nous y restons deux jours.

   

   

3100 km parcourus.

 


Repos dans cette ville agréable ou il fait chaud. Les cafés en terrasse ne désemplissent pas, il est difficile d'imaginer que c est l'hiver ici...

Anne Gaëlle et Gaspard ont retrouve les plaisir des siestes post-méridiennes.

Nous partons demain pour Cordoba.

 

 
 

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Photos et textes © Pierre Letienne