Argentine, sur les routes du nord-ouest (2011)

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Ce matin, nous prenons possession de la voiture que nous avons louée. Notre Opel (Chevrolet) Corsa arrive... Face à l'amas de bagages qui condamnent définitivement l'accès au trottoir, le loueur nous prend en pitié et pour le même prix va nous chercher une voiture un peu plus grande (cinq portes et un coffre). Encore une fois, c'est le capital sympathie de Gaspard qui agit, à défaut d'être le notre...

Nous avons eu la bonne idée de louer un GPS avec la voiture. Assez utile pour sortir de Buenos Aires et ses 13 millions d habitants ( plus de 3 millions intramuros).

Au programme, 300 km jusqu' à Rosario. Pas grand chose à voir sur la route, la pampa et un peu de bétail mais l'atmosphère est enivrante. Nous prenons la route, une route pourrie avec des stations-services terreuses et délabrées.

Trois stations services à sec de super. C'est un mystère que nous tenterons de résoudre les jours suivants, nous en avons finalement trouvé.

Rosario, ville de 1.2 millions d habitants, tranquille et agréable à parcourir à pied. La ville abrite notamment la maison natale de Che Guevara.

Grande promenade dans les rues piétonnes animées et sur les quais récemment réhabilités, une halte paisible avant de reprendre la route pour Cordoba demain.

   

   


400 km, toujours vers le nord ouest pour gagner Cordoba, deuxième ville du pays.

400 km de pampa, plate et venteuse. On ne compte plus les buissons qui traversent l'autoroute, emmenés par le vent et les chiens écrasés.

Sur l'autoroute, les policiers procèdent à des contrôles mais sans prévenir. Les voitures roulent à 130, et d un coup, on passe entre deux plots, on a 50 mètres pour s'arrêter...

400 km sans une station service ou pour être précis, la première rencontrée était au kilomètre 389. C est dans cette aire qu' une meute de chiens a poursuivi sans relâche un motocycliste, nous obligeant a nous confiner dans la voiture...

Nous sommes à Cordoba, ville animée dotée au niveau architecture du bien (architecture coloniale) comme du pire. Le tout, se mélangeant sans scrupule.

La place San Martin est très animée et la cathédrale qui s y trouve attire avec ferveur la population.

   

   

       

       

   

Promenades au gré du vent dans les rues piétonnes de Cordoba et de la viande argentine (lomo) pour le repas.


Ce matin, nous visitons le mémorial des massacres perpétués entre 1976 et 1983 (30 000 personnes disparues) et nous prenons le temps de humer l'atmosphère agréable de cette ville.

   

   

Comme a Buenos Aires, des musiciens a chaque coin de rue.

   

   

 

Ce matin, nous avons mis le réveil. En effet, nous devons rejoindre Tucuman ( de son vrai nom San Miguel de Tucumañ), située à 570 km de Cordoba. Point d'autoroute et aux dires du réceptionniste de l'hôtel, moult camions plafonnant à 80km/h.

Petit calcul rapide: 570/80 = Un peu plus de 7 heures de route sans compter les arrêts, avec Gaspard qui a un moment ou un autre, nous réclamera le droit au mouvement... Nous partons donc sitôt le jour levé, jusqu'à ce feu rouge, au kilomètre 4, où un chauffeur de taxi nous avertit que nous avons un pneu crevé.

Arrêt à la station service la plus proche, gonflage et ... on ne sait pas trop quoi faire. Peut-être est-ce une crevaison lente ? Peut-être était-il seulement dégonflé ?

Nous roulons 3 kilomètres et vérifions. RAS.

Nous roulons 15 kilomètres et vérifions. RAS.

Nous roulons 50 kilomètres et vérifions. RAS.

Finalement, nous continuons. RAS.

Nous voici donc sortis de la banlieue de Cordoba, et là, pas de surprise, les banlieues sont vraiment des banlieues... Des centaines de camions et le compteur ne dépasse pas les 70 km/h. Puis quelques collines et du bétail, des charmantes fermettes avec des pickups déglingués. Enfin, un péage et plus personne sur la route si bien que nous roulons à 120 dans les longues lignes droites de ce nord-ouest argentin.

Encore une fois, l'essence semble rationnée, le pompiste ne me met que 8 euros de super.

Quelques espaces désertiques et couverts de sel  traversés et nous arrivons à Recreo, lieu tout à fait indique pour faire une pause. Recreo est à 270 km de Cordoba, à 300 de Tucuman. Autant dire que l' endroit est perdu, balaye par la poussière. Il s'agit de ce genre de villages étapes sur les grandes routes, ces villages où la place centrale est la station service et son restaurant miteux, le lieu de sortie dominicale. J'adore ces ambiances perdues, rudes où finalement les gens vous accueillent avec chaleur...

   

Nous repartons rassasiés et, le long de la route, le paysage contraste avec ce que nous avons vu du pays. J ai l'impression d'être dans certains villages de Bolivie. Les charrettes ont remplacé les camions, des gauchos à cheval circulent le long des routes, les villages sont faits de poussière et de vent et les sacs plastiques recouvrent tout ce qui leur barre le passage. C'est impressionnant ce décalage avec Buenos Aires, ce sont deux visions totalement opposées du pays.

Nous arrivons finalement à Tucuman après sept heures de route.

Tucuman est la ville où a été proclamée et signée l'indépendance de l'Argentine en 1816. Le bâtiment en question est donc la curiosité du coin. La place de l'Indépendance est agréable, la cathédrale (habituelle) est grandiose, les rues piétonnes sont vivantes. Une ville sympathique bien que Tucuman ne soit pour nous qu'une étape pour rejoindre les montagnes de Salta demain.

   

   

Presque 1300 km au compteur de la corsa.

 

 
 

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Photos et textes © Pierre Letienne