Inde - Pakistan, 40 jours ailleurs (2006)

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Nous déjeunons  une nouvelle fois avec Philippe puis allons à la gare. Nous devons rejoindre Lucknow. Nous quittons enfin cette ville complètement folle et terriblement fatigante.

Dans le train, un panneau indique que tout abus concernant le signal d'alarme est sanctionné de 17 euros d'amende ou 1 an de prison ! J'espère qu' ils laissent le choix...

Nous arrivons avec une heure et demie de retard. Nous prenons un rickshaw qui nous emmène à l'hôtel que nous avions réservé. Il est 0h00. L'hôte nous a fait faux bond, il n a pas honoré notre réservation. Nous demandons donc au rickshaw de nous trouver un autre hôtel. Un hôtel complet, puis deux, puis trois, puis dix ! Il est une heure du matin, nous pensons sérieusement retourner à la gare et y attendre que le jour se lève... Dernière tentative, dans un palace. Nous arrivons pouilleux dans le hall du Deep Palace Hotel, l'officier à la porte nous fait le salut militaire, il leur reste une chambre à 2750 roupies soit 50 euros (habituellement nous trouvons des chambres correctes à 7 euros... ) Nous acceptons et nous nous endormons morts de fatigue dans des draps ( ! ).


Lucknow est la capitale de l'Uttar Pradesh et est célèbre pour ses fameux Nababs, riches commerçants musulmans. Effectivement Lucknow ne ressemble pas trop aux autres villes indiennes. Elle est relativement propre, pas trop bruyante et pas touristique. Nous retrouvons ainsi la sérénité de l'Inde des indiens, échappant aux harceleurs, rabatteurs et commerçants à touristes. Comme d' habitude dans ce genre de ville, nous suscitons des regards curieux et des sourires amusés.

Nous partons visiter la Residency, ancienne ville dans la ville, détruite pendant l'insurrection au 19ème siècle, l'occasion de se promener dans un parc tranquille et propre.

Nous mangeons ensuite au Mac Donalds ( ! ) et nous nous promenons dans un centre commercial ( ! )

Retour dans notre palace où nous dormons une seconde nuit.


Nous quittons notre palace, regagnons un hôtel qui nous correspond plus... Hôtel miteux, donnant sur la gare. Les abords d'une gare, en France, sont toujours bruyants. Vous ne pouvez pas imaginer ce que sont les abords d'une gare en Inde...  cette nuit, nous partons pour Haridwar, dernière étape de notre périple indien. Attroupement dans la rue, la police, une alerte à la bombe... Rassurant trois heures avant de prendre le train le jour de la fête de l'indépendance... Ce ne fut qu' un colis suspect.

Nous partons à deux heures du matin pour la gare. Comme  d'habitude, des dizaines d'indiens y dorment sur les quais. Nous nous frayons un passage entre les corps inertes. Il est 3h10, notre train s'en va.

A la gare, nous réservons notre dernier billet de train. Comme d'habitude, c'est la désorganisation la plus totale. A un guichet, les Indiens ne savent pas attendre les uns derrière les autres. Il faut toujours que tout le monde se masse vers la mini ouverture de 15 cm. Tout le monde se colle, se pousse, se passe devant, s'occupe de ce qu' on a dans notre sac, de ce qu' on dit, de ce qu' on fait... Si un téléphone sonne tout le monde s'arrête de parler et tous essaient de voir qui appelle, alors qu' ils ne connaissent pas le propriétaire du portable. Lorsque j'ouvre mon sac, ils rentreraient dedans s'ils le pouvaient. Ce n'est pas par malhonnêteté, c'est par curiosité. Le petit orifice de 15 cm qui permet de donner un billet au guichetier est pris d'assaut, régulièrement 4 ou 5 mains s'y enfilent, quand ce ne sont pas les bras. Ajoutons qu' il fait au moins 35 degrés... Ils sont fatigants les indiens...


12h19, après une nouvelle nuit dans le train, nous arrivons à Haridwar, autre ville sainte pour les Hindoues. Cette ville de 200 000 habitants repose en aval de la source du Gange et s'entoure de collines boisées. Elle semble moins bruyante et plus conviviale que bien d'autres villes. Nous nous reposons dans l'après midi puis allons voir la cérémonie, qui chaque soir réunit des centaines de fidèles. Tous prennent place le long du canal du Gange et déposent dans l'eau des fleurs et des bougies. Certains se trempent dans les rapides. La foule est dense, très dense, la ferveur est contenue, les rites ancestraux.

   

Nous nous perdons dans les ruelles du bazar, éclairées par 1000 petites lampes. Haridwar n'est pas touristique, nos relations avec les indiens sont conviviales et saines, il fait bon vivre dans cette bourgade.

 


Hardiwar borde le Rajani National Park, couvert de jungle et de collines. Tigres, léopards, éléphants sauvages, ours et des centaines variétés d'oiseaux et de reptiles y vivent librement. Il est malheureusement fermé à cette époque mais une agence propose des petits safaris en bordure de parc. Nous partons donc en 4x4 en découvrir les merveilles. Notre périple est entrecoupé de petites marches.

Après 20 minutes de marche dans les broussailles, nous rencontrons un paysan qui a domestiqué un éléphanteau de 4 ans. L'occasion de lui faire quelques gratouilles derrière les oreilles.

Nous observons des cerfs, des macaques, des oiseaux bleus, des aigles, des chouettes, des toucans. En certains endroits, la foret, très dense nous renvoie une multitude de sons, de cris. La foret est habitée, et, dans ses feuilles géantes, l'écosystème est d'une richesse impressionnante.

    

Nous repartons en fin de journée, pour attendre sur un pont, le passage des éléphants sauvages, qui régulièrement (les deux jours précédents notamment), passent vers 19h00 pour s'abreuver. 19h30, point d'éléphant, nous repartons un peu déçus, mais la journée en forêt, loin de la civilisation, nous a permis d'apprécier la solitude, le calme et la vie grouillante qui peuple ces espaces.

 


Nous nous levons tard, nous partons ce soir pour Delhi pour nous envoler vers Paris dans la nuit de lundi à Mardi.

Visite du Mansadevi Temple, un temple hindoue accroché à la montagne. On y accède par un petit téléphérique. A l'arrivée, des dizaines d'Hindoues vendent des fleurs qui servent aux offrandes. Le parcours dans le temple est court mais rassemble des centaines de fidèles qui s'arrêtent aux différentes étapes pour faire leurs dons. La vue du temple s'étend sur Hardiwar et toute la vallée du Gange.

  

A la gare, comme d'habitude, des vaches, des chèvres sur les quais, des singes par dizaines qui s'en prennent aux voyageurs... C'est fatigant l'Inde...


Journée de repos, promenades en pousse-pousse, toujours stupéfaits par ce qui se passe dans les rues.


Repos


Repos et petite balade dans les rues de Delhi, pour rejoindre un resto. Nous partons demain soir pour l'aéroport.

 

 

 

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Photos et textes © Pierre Letienne